Christmas Carol

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Il semblerait que cette année on ait avancé la date de Noël. Envahies par les petits chalets artisanaux et les petits lutins, nos villes ont déjà revêtu leurs habits de fête.

C’est vrai que c’est beau toutes ces lumières. Mais l’étincelle de Noël ne brille plus vraiment dans nos foyers. Quand avons-nous troqué nos âmes d’enfants contre une course effrénée à la consommation?

Je me souviens de ces moments magiques et de l’attente du matin de Noël. Se lever à l’aube pour déballer ses présents. Découvrir dans le salon familial, un vélo rose bien trop grand pour soi. Espérer en secret que ce dernier porte son nom. Se rendre compte que c’est bien un cadeau qui nous ait destiné. En prendre soin toute sa vie. Aujourd’hui on veut tout, tout de suite. D’ailleurs, en un click, faites vous livrer par le père Noël, frais de port inclus. Pourtant l’attente, c’est beau. C’est un moment qui laisse la place à la rêverie, à l’espoir. On aurait bien besoin d’un peu de rêverie aujourd’hui. Même nos sapins ne sont plus de vrais sapins. Au fond, on ne prend plus le temps de s’imprégner de l’ambiance des fêtes.

Noël c’est une fête religieuse, un moment de partage. C’est plutôt devenue la fête des commerçants et de notre carte bleue. Encore une fois on passe à côté de l’essentiel. Se reconnecter avec sa cousine Berthile qu’on a perdue de vue. Ou simplement partager un bon vin chaud entre amis. L’esprit de Noël mériterait d’être reinventé. On aspire bien à plus d’authenticité dans bien des domaines de nos vies. Manger vegan, vivre healthy, éduquer nos enfants selon la méthode Montessori. Pourquoi ne pas adopter un nouvel esprit de Noël, basé sur nos relations. Essayer de raviver nos âmes d’enfant. Croire encore un peu au Père Noël. Sans être crédule. On sait bien ce que la vie nous réserve. Que cela ne nous empêche pas d’avoir encore de jolis rêves. D’espérer de belles choses. Prendre soin de nos relations peut être un très joli cadeau pour cette fin d’année. Eleanor vos souhaite de jolis rêves pour cette fin d’année!

Motherhood…

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L’aventure de la maternité a inspiré de nombreux humoristes contemporains. A l’arrivée de votre premier enfant, toutes ces situations cocasses font écho à votre nouveau quotidien.

Par exemple, lorsque vous devenez parent, vous apprenez très facilement à vous déplacer tel un Ninja dans la chambre de votre bébé. Tellement vous avez peur que les lattes de votre parquet le réveillent. C’est tout un art et cela requiert un certain esprit d’analyse.

Même si jusque là, vous n’utilisiez pas le même jargon médical que les autres parents. Vous étudiez chaque maladie infantile. A vous entendre parler des petits maux de votre progéniture, on a l’impression que vous détenez un doctorat en médecine. Même si on sait que les pleurs des tout petits sont essentiellement dûs aux coliques selon les spécialistes. Ils ont bon dos les coliques.

Devenir parent, c’est également accepter des cernes sous les yeux comme si vous aviez fait la fête toute la nuit. Sauf que non, vous ne la faites plus la fête.

On comprend également très vite à quoi servent les kilos pris pendant la gossesse. Cela permet de survivre, après la grossesse. Entre dormir et manger, le choix est vite fait.

Mais surtout, et c’est ici que je souhaiterais m’attarder. Vous vivez une multitude de moments magiques. Où vous vous transformez en guimauve. Lorsque ce petit être grandit. Qu’il fait ses premiers pas devant vos yeux remplis de fierté et d’amour. Lorsque vous le voyez faire des progrès. Et vous montrer à sa façon, qu’il vous aime et qu’il a besoin de vous. Lorsqu’il pose sa toute petite tête contre vous le soir avant de s’endormir. Que vos chatouilles le font rire aux éclats. Lorsqu’il vous dit « Môman » pour la toute première fois. Vous fondez. Vous prenez conscience de ce qui se passe sous vos yeux. De ce rôle de guide que vous serez amené à jouer dans cette vie, pour lui, pour elle. De l’exemple que vous vous appliquerez à lui montrer. De l’amour inconditionnel que vous partagez. De la vie que vous avez envie de protéger. Et vous vous sentez drôlement bien. Et vous avez envie que lui aussi se sente aussi bien. Cela deviendra alors votre plus grand projet, votre plus beau projet. Faire de cette âme, une âme heureuse, qui se sente aimée et qui ait confiance en elle. Parée pour ce monde.

Alors je comprends mieux les autres parents qui me disaient « tu verras ce n’est que du bonheur! ». Malgré les nuits courtes. Malgré les pleurs de nouveau-né et les doutes de jeunes parents. C’est l’une de mes plus belles aventures jusqu’ici. Unique et magique. Et j’en suis toute reconnaissante.

Happiness therapy…

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« Vers la lumière », « croire en soi », autant de titres flippants qui colonisent aujourd’hui les rayons de nos librairies. Personnellement, mon meilleur gourou reste encore une bonne tablette de Crunch!

Partout, on est assailli de « soyez heureux »! Non seulement on nous pousse à la consommation de bonheur. Mais surtout on nous fait croire au bonheur clé en main. Accessible en 24h. Encore mieux que les services MasterCard. Et chacun y va de sa recette miracle. Vous avez le choix. Arborer l’écharpe de la confiance en soi ou celle de l’épanouissement personnel. Ou essayer l’autodérision pardon l’auto-persuasion, en clamant devant votre miroir les mots magiques; »je suis heureux! ». A part effrayer votre chat je doute que vous parviendrez à quelque chose avec cette méthode.

Je suis persuadée que les penseurs antiques ne m’en voudront pas de croire que de ne pas être heureux de temps en temps n’est pas si grave.

Alors oui, c’est vrai que le bonheur est un état d’esprit. On va forcément un peu plus « kiffer » sa vie, comme disent les jeunes, si on adopte une attitude positive et un semblant de résilience. Mais à trop s’interroger sur le bonheur, à trop attendre qu’il arrive dans nos vies, est ce qu’on en oublierait pas simplement de vivre?

Je me demande bien d’où nous vient cette notion contemporaine du bonheur ; »je suis heureux donc je suis ».

Etre bien, là, maintenant, c’est déjà pas si mal. Faire de son mieux, donner du sens à sa vie.

Dernièrement j’ai lu une étude réalisée sur le bonheur pendant 75 années. C’est dire si ce sujet suscite l’enthousiasme. Les résultats ont révélé que la qualité des relations humaines serait à l’origine du bonheur. Je me dis que même si on n’accède pas au bonheur, on aura pu partagé quelques bons « gueuletons » entre amis et c’est déjà bien. Est-ce qu’on est obligé de nommer ces moments de vie que l’on partage à plusieurs où la vie est juste belle, où l’on se sent bien?

D’ailleurs un peu comme pour le mariage, c’est finalement à la fin de sa vie qu’on peut tirer les vraies conclusions sur son bonheur.

Let’s do it…

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Je me suis dit que je ne cèderai pas à cet effet de mode. Je me suis dit que c’était pas pour moi. Je me suis dit pfff tout le monde a un blog, un compte insta, twitter, snap. Je me suis dit ok je me lance.

J’écris depuis toujours et je n’ai jamais su quel support utiliser pour mes billets d’humeurs. Par pudeur. Par peur.

Un peu de moi. Beaucoup sur les autres. Sur ce que j’aime. Sur la vie.

 

Wedding Cake

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« Vous pouvez embrasser la mariée! »Ces mots ont marqué mon inconscient depuis que je suis toute petite.

Alors passée l’euphorie de la demande et du traditionnel choix des témoins, il faut se mettre au travail.
Parce que pour l’embrasser la mariée, il faut mettre en place un plan marketing digne des plus grandes agences de communication.

On voit grand? On voit petit? Après tout on ne se marie qu’une fois qu’ils disent les autres! Enfin, à 15 000 EUR le wedding, je pense que tu ne peux t’offrir qu’un seul passage devant le maire!
Mais la petite fille qui est en toi, elle, elle rêve de château, de la robe de princesse, des cotillons, du candy bar…

Alors tu réduis ta liste de convives. Et c’est là que les problèmes commencent. Parce que le mariage ce n’est pas seulement ton projet. C’est aussi un peu celui de tes parents. Et cela, tu le comprends très vite.
Ils ont rêvé pour leur petite fille de ce merveilleux moment. Ils s’imaginent le partager avec tante Berthe et tante Lucienne. Alors que toi, tante Berthe, tu ne sais même plus si c’est la sœur de ton père ou celle de ta mère.
Commence alors le marchandage. J’invite deux personnes de ton côté et deux personnes du tien (de préférence ceux qui te fileront une grosse enveloppe).

Mais la liste des invités c’est vraiment une goutte d’eau à côté de la déco. La mariée studieuse que tu es, consulte tous les blogs de mariage sur la toile. Tu as envie de tout faire; vase martini, pompons, déco vintage, lanternes chinoises…
Tu imagines un décor féérique qui te ressemble et qui éblouira tes convives par son originalité. On abolit la pièce montée de choux. Personne n’aime ça, ça colle aux dents les choux!
Tu ne parles que de tes napperons qui arboreront chacune de tes tables. De tes pivoines roses vieillies.Tu vis et tu respires mariage.

Et tu en oublies très vite le plus important. Non, pas les bulles pour la sortie d’église (penser à les rajouter à ma liste). Tu en oublies ton homme et la raison principale de cette union. L’Amour!
Parce qu’au fond, le mariage, ce n’est qu’une journée de fête. Mais le Mariage, c’est la vie à deux qu’on se promet, belle et complice. Le Mariage c’est une promesse d’Amour pour la Vie. Alors si on l’oublie déjà alors qu’on n’a pas encore dit oui aie aie aie. !!! Comme dirait tante Berthe !
On range ses napperons. On prend du temps pour soi avec son homme. On se dit que cette journée sera merveilleuse et surtout que la suite le sera tout autant parce qu’on partage sa vie avec celui qui nous donne le sourire et fait battre notre cœur. Et ça jusqu’à preuve du contraire aucun napperon ne peut avoir cette prétention.
C’est l’un des projets les plus beaux et les plus existants…
To be continued…